Nous arrivons à Iekaterinbourg, ville située à la frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie. Cette petite pause de 2 jours avant notre prochain train de 35 heures tombe à pic.  

Notre arrivée à Iekaterinbourg en décalée 

Jeudi 20 février

Après 14 heures de trajet, plusieurs changements de voisins de lits, une nuit rythmée sur les secousses du train, un brin de toilette dans des locaux pas hyper propres, un petit-déjeuner grâce à l’eau chaude du Samovar, nous arrivons à Iekaterinbourg avec 2 heures de décalage horaire ! Nous nous rendons à pied à notre auberge, Hostel Rus, où on dormira une nuit dans un dortoir de 6 lits (935 roubles pour deux). Avec ce décalage horaire, nous sommes un peu perturbés, et nous mangeons à 15 heures dans une cantine pas très loin de l’auberge. 

Pour le reste de l’après-midi, nous partons nous balader à pied dans la ville. Iekaterinbourg est la quatrième ville du pays et est la capitale de l’Oural, la chaîne de montagne qui sépare naturellement l’Europe de l’Asie. Nous voici donc en Asie ! Aujourd’hui, la ville se développe pas mal grâce à sa richesse minérale et géologique. D’ailleurs, l’acier qui a été utilisé pour la Tour Eiffel vient d’ici ainsi le cuivre de la Statue de la Liberté à New-York 🤓. 

Nous découvrons la digue du canal de l’Isset complètement gelée ! Le réservoir d’eau est impressionnant. Des hommes sont en train de vérifier l’épaisseur de la glace et nous font signe de venir les voir. Bien sûr ils ne parlent pas anglais mais nous font comprendre qu’il n’est pas possible de marcher dessus (pourtant on en voit au loin…). Ils veulent faire une photo avec nous (pourquoi ? On ne sait pas 😅) mais ils sont plutôt sympas. 

Nous longeons cette digue avant d’arriver devant la maison Sevastiánov, une magnifique bâtisse très colorée. Les églises orthodoxes sont à chaque fois splendides à l’extérieur comme à l’intérieur. Nous rejoignons la rue Vaynera, une rue piétonne avec beaucoup de magasins. On en profite pour faire nos courses pour ce soir et les prochaines 35 heures dans le train. 

En rentrant à l’auberge, on fait bien attention à ne pas marcher trop près des immeubles, car des hommes font tomber la neige des toits ! 😂 Nous passons le reste de la soirée avec deux coréens, l’une vit en France depuis une vingtaine d’années et l’autre voyage en Russie pendant 2 mois. C’est l’occasion de s’améliorer en anglais 😉. 

Suivre la ligne rouge !

Vendredi 21 février

Après un petit-déjeuner à l’auberge, nous faisons nos sacs qu’on laisse à la bagagerie et nous partons découvrir la ville. Un itinéraire touristique a été créé, il faut simplement suivre une ligne rouge à travers tout le centre ville. Elle fait 6 kms et passe devant 35 points d’intérêt, nous on aime, on a l’impression d’être dans un jeu de pistes 😁. On passera donc devant différents monuments intéressants comme l’église du Sang-Versé, qui a été construite sur l’ancienne Maison Ipatiev, là où le tsar Nicolas II ainsi que ses 5 enfants et 4 ouvriers ont été assassinés par les Bolcheviks en 1918. L’interieur est très beau encore une fois ! À l’extérieur, tout autour on peut trouver des statues faites en glace, c’est impressionnant. Il y a aussi un long toboggan tout en glace, bien sûr que nous avons testé 😉. 

Nous continuons le circuit rouge vers de très vieux immeubles, vu l’état des murs. On passe près du centre d’affaires Vysotsky, un immense gratte-ciel, qui serait le plus haut gratte-ciel nordique du monde avec ses 188 mètres. 

Sur la rive de l’Isset, c’est très agréable de s’y promener, la ville a d’ailleurs installé plusieurs balançoires tout le long. Il y a aussi le Monument Qwerty, un immense clavier d’ordinateur créé avec des grosse pierres pour chaque touche, mais malheureusement la neige le recouvre, on essaie quand même de chercher quelques touches 😂. 

Pour le midi, nous tombons par hasard dans un petit café qui s’avère être un café français (Pekar). Les plats sont très bien présentés et c’est délicieux 😊. 

Nous rentrons à l’auberge, il neige à gros flocons ❄ ! On reste dehors quelques instants à admirer ce spectacle. Nous retrouvons les deux coréens, on mange ensemble avant de prendre la direction de la gare. Notre train part à 21h50 pour 35 heures de trajet jusqu’à Krasnoïarsk ! 

Cette petite pause nous a fait du bien avant d’enchaîner sur 35 heures de train. D’ailleurs dans le prochain article on vous raconte en détails le quotidien à bord du transsibérien. 

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